PRIX FOCUS #2 : LE VIVANT

© QUENTIN CARRIERRE

LAURÉAT QUENTIN CARRIERRE

Cette série d’images relève avant tout d’un travail de montage. Celui-ci est constitué d’images collectées dans le journal et mises en relation avec ce que les moteurs de recherche nomment leurs « images similaires », résultant d’une recherche générée par un algorithme.

Chaque image de presse a été choisie pour son caractère propre à interroger la place de l’homme à notre époque : situé entre le vivant — plus particulièrement l’animal — et la machine.

Par le recours à l’algorithme, le protocole est à l’image de cette problématique : un travail réalisé par la collaboration d’un humain et d’une machine.

Mais l’utilisation de l’algorithme nous invite également à porter un regard critique sur notre usage contemporain de l’image. Que nous dit le non-vivant sur notre manière de regarder les images ? Et comment penser la différence d’interprétation entre l’homme et la machine à travers la comparaison d’images ?

Né en 1990, promotion 2017 ENSP Arles 

quentincarrierre.com

© CLÉMENCE ELMAN, série Fin des Voyages

FINALISTE CLÉMENCE ELMAN

La Fin des Voyages est une série qui interroge les notions d’exotisme et de voyage, ainsi que leur représentation en photographie.

Clémence Elman revient dans le jardin familial et l’environnement bourgeois dans lequel elle a grandi, dans le Sud-ouest de la France. Elle prend comme point de départ, le rapport entretenu par les membres de sa famille et de ses proches avec l’Ailleurs et en fait une recherche plus générale sur nos sociétés occidentales contemporaines. 

Les mises en scènes reprennent des objets témoins de la société de consommation et questionnent nos rapports avec notre environnement naturel, la reproduction artificielle des motifs végétaux, leur présence dans nos intérieurs. 

Ce travail photographique à été mené de manière concomitante avec son mémoire de fin d’étude portant sur La jungle. Construction, représentation et existence et d’un territoire de dominations.

Née en 1992, promotion 2020 ENSP Arles 

clemenceelman.com

@clemenceelman

© ELSA MARTINEZ, série Aletheia

FINALISTE ELSA MARTINEZ

La série évoque la résurgence de certaines sculptures antiques toujours visibles à notre époque. La statue, forme du vivant figée, permet de révéler un seuil entre le figurable et le périssable. Ces figures demeurent en suspension dans le temps. De manière récurrente, on retrouve la présence du geste de la main, qui effleure une peinture, montre, s’attarde sur un détail. La main se veut être un guide dans l’image. 

Les statues nous confrontent à des visages qui nous contemplent depuis un temps immémorial. Se rapprocher de son passé engage une phase de fouilles, d’exhumation, prendre le temps de faire un arrêt sur certains objets. Aujourd’hui nous préservons des artefacts dans des musées, alors que la durée de vie d’un HLM n’est que d’un siècle. Maintenir ainsi entre deux états, chutes et stabilité, permet alors de penser la question de l’entropie, une transformation de la matière, liée à la détérioration des constructions humaines par le passage du temps. C’est le rapport dichotomique entre ce qui s’efface et ce que l’on veut garder pérenne et intact qu’Elsa Martinez tente de documenter. 

Née en 1994, promotion 2020 ENSP Arles 

@elsa_martinezzz

%d blogueurs aiment cette page :